À Mulhouse, les classes D et E au cœur de la photographie immobilière de 2026

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

La photographie publiée le 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre et rassemble 35 142 diagnostics enregistrés à Mulhouse, sans décompter autant de logements uniques. Les classes D et C dominent, tandis que la classe E représente 20,7 % des enregistrements et les classes F et G réunies 7,9 %.

À Mulhouse, les classes D et E au cœur de la photographie immobilière de 2026 — Mulhouse

À Mulhouse, la dernière photographie du parc immobilier diagnostiqué fait ressortir un enjeu plus large que les seules étiquettes F et G. Au 24 septembre 2026, l’analyse de l’extraction ADEME du 18 septembre montre une forte présence des classes C et D, mais aussi un ensemble important de diagnostics classés E. Cette lecture intéresse directement vendeurs, bailleurs et acquéreurs, à condition de garder une distinction essentielle : les 35 142 diagnostics enregistrés ne correspondent pas nécessairement à 35 142 logements différents. L’actualité présentée ici est celle d’une mise à jour des données locales et de leur analyse, sans annonce d’un événement municipal.

À Mulhouse, 35 142 diagnostics ne signifient pas autant de logements distincts

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Mulhouse
A121
B986
C11 041
D12 954
E7 257
F2 303
G480
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le périmètre étudié est celui de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, identifié par le code INSEE 68224. Le jeu local retient une population communale de référence de 104 978 habitants. Ce repère situe la commune, mais il ne permet pas de mesurer la couverture du parc par les diagnostics : habitants, logements et enregistrements sont trois unités différentes. La base utilisée contient 35 142 diagnostics, avec la possibilité qu’un même logement apparaisse plusieurs fois. Il serait donc inexact de présenter cet effectif comme le nombre de biens diagnostiqués distincts, ou de le rapporter à la population pour en déduire une proportion de logements couverts.

La date du 24 septembre 2026 est celle de cette analyse ; le 18 septembre 2026 correspond à la dernière extraction ADEME utilisée. Cette distinction évite de laisser entendre que tous les diagnostics auraient été réalisés le même jour. Les éléments fournis constituent une photographie, sans série antérieure permettant de calculer une progression ou un recul des différentes classes. On peut donc décrire leur poids dans la base, mais pas affirmer que la performance énergétique s’améliore ou se dégrade. De même, les indicateurs concernant le corpus géolocalisé doivent rester attachés à ce périmètre, sans être automatiquement étendus à l’ensemble du parc immobilier communal.

Les classes C et D dominent, mais E reste un enjeu central

La classe D est la plus représentée, avec 12 954 diagnostics, soit 36,9 % des enregistrements. Elle devance la classe C, qui rassemble 11 041 diagnostics, soit 31,4 %. Cette prédominance donne à Mulhouse un profil qui ne peut pas être résumé aux seules étiquettes les moins favorables. À l’autre extrémité, la classe A compte 121 diagnostics, soit 0,3 %, et la classe B en compte 986, soit 2,8 %. Ces chiffres décrivent la composition de la base locale. Ils ne disent pas combien de biens de chaque classe sont actuellement proposés à la vente ou à la location, information absente de l’extraction présentée. Pour croiser ces repères avec le marché local, la page estimer votre bien à Mulhouse restitue les ventes réelles de la commune.

Le point d’attention propre à cette photographie est le poids de la classe E : 7 257 diagnostics, soit 20,7 % du total. Elle est nettement plus présente que les classes F et G réunies, qui rassemblent 2 783 enregistrements, soit 7,9 %. Dans le détail, F compte 2 303 diagnostics et G en compte 480. Pour un propriétaire, cette répartition invite à ne pas limiter la lecture des données aux seuls G. Pour un acquéreur, elle montre également pourquoi l’étiquette exacte du bien reste décisive : une photographie communale dominée par C et D ne préjuge pas de la classe d’un logement particulier.

  • Classes A et B : respectivement 121 diagnostics (0,3 %) et 986 diagnostics (2,8 %).
  • Classes C et D : respectivement 11 041 diagnostics (31,4 %) et 12 954 diagnostics (36,9 %).
  • Classe E : 7 257 diagnostics, soit 20,7 % des enregistrements.
  • Classes F et G : respectivement 2 303 diagnostics (6,6 %) et 480 diagnostics (1,4 %).

Un corpus marqué par l’ancienneté du bâti et peu de maisons

L’ancienneté constitue un deuxième trait structurant du profil mulhousien. La période dominante est celle d’avant 1948, à hauteur de 35,6 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs fournis mentionnent également 35,6 % de bâti antérieur à 1949, 67,7 % de bâti antérieur à 1975 et 88,9 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils correspondent à des lectures cumulatives de l’ancienneté : ils ne doivent pas être additionnés comme des catégories indépendantes. Ils installent le bâti ancien au centre de l’analyse locale, sans permettre pour autant d’attribuer une classe énergétique à un bien uniquement à partir de sa période de construction.

Les maisons individuelles représentent 6,8 % dans les données fournies, tandis que la surface médiane est de 63 m². Ces deux repères complètent la lecture par étiquette, mais ils ne décrivent pas à eux seuls un logement « type » dont toutes les caractéristiques seraient réunies. Aucun croisement détaillé n’est fourni entre surface, ancienneté, forme du bâti et classe énergétique. On ne peut donc pas conclure que les maisons sont davantage classées E, F ou G, ni que les surfaces proches de la médiane présentent une performance particulière. L’intérêt pratique est de distinguer ces dimensions lorsqu’on examine un bien, plutôt que de les confondre.

Gaz, consommation et coût : trois indicateurs à lire séparément

Le gaz naturel est le chauffage principal le plus présent dans l’extraction, avec 23 532 diagnostics concernés. Cette place est une caractéristique importante de la photographie locale, mais elle ne fournit pas une explication complète de la répartition énergétique. Les données disponibles ne croisent pas le mode de chauffage avec les étiquettes, les périodes de construction ou les surfaces. Il serait donc abusif d’affirmer que le gaz explique la domination de D, ou qu’il caractérise nécessairement les diagnostics F et G. Pour un vendeur comme pour un acquéreur, le mode de chauffage et l’étiquette restent deux informations distinctes à examiner pour le bien concerné.

La consommation médiane ressort à 199 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 018 €. Une médiane est un repère central de distribution, pas une promesse de consommation ou de dépense individuelle. Ces deux valeurs ne permettent pas non plus d’affirmer qu’un logement de 63 m², la surface médiane du corpus, réunirait exactement ces caractéristiques. Les médianes peuvent concerner des observations différentes. Pour les propriétaires et acquéreurs, leur utilité est donc de fournir un point de comparaison local, non de remplacer l’estimation attachée au bien étudié. Le montant de 1 018 € doit conserver sa qualification de coût annuel estimé.

À Mulhouse, 480 diagnostics G, sans décompte des locations concernées

La lecture locative doit distinguer les trois classes concernées par les échéances fournies. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À Mulhouse, l’extraction comprend 480 diagnostics G, soit 1,4 % des enregistrements. Ce nombre ne mesure toutefois ni les logements uniques classés G, ni ceux proposés pour un nouveau bail. Il ne permet pas davantage de chiffrer les situations locatives concernées. L’information utile au bailleur est l’articulation entre la classe de son bien et la règle indiquée, et non une extrapolation du total communal aux locations.

Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. La photographie mulhousienne donne ici une portée particulière au suivi de E : cette classe représente 7 257 diagnostics, contre 2 303 pour F. L’enjeu enregistré dans la base ne s’arrête donc pas à l’échéance la plus proche. Cela ne signifie pas que tous ces diagnostics correspondent à des logements loués, ni que leurs situations sont identiques. Les données ne renseignent pas cette répartition. Elles permettent en revanche de distinguer clairement le calendrier des classes, sans assimiler les conséquences d’une étiquette E à celles d’une étiquette G.

  • G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
  • F : échéance prévue en 2028 ; 2 303 diagnostics enregistrés à Mulhouse.
  • E : échéance prévue en 2034 ; 7 257 diagnostics enregistrés à Mulhouse.

À la vente, l’audit dépend de la classe et de la nature du bien

Pour la vente, les faits fournis situent l’audit énergétique réglementaire dans un périmètre précis : les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. L’inclusion de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. Ce point mérite une attention particulière dans une base où E représente 20,7 % des diagnostics. Il ne faut cependant pas transformer cette proportion en part des ventes soumises à audit. L’extraction ne donne ni le nombre de ventes, ni le croisement entre les classes et les catégories de biens concernées. La règle ne se déduit donc pas de la seule fréquence communale.

La faible part de maisons individuelles, 6,8 %, n’autorise pas davantage à calculer le nombre d’audits concernés. Il manque notamment la répartition énergétique de ces maisons et les informations nécessaires sur les immeubles en monopropriété. Pour un vendeur, la conséquence concrète est que l’analyse doit réunir la nature du bien et sa classe, au lieu de s’appuyer sur un seul indicateur local. Pour l’acquéreur, la photographie fournit un contexte, mais aucune estimation de prix, de travaux ou de délai. Elle aide à distinguer les questions documentées par les données de celles qui restent ouvertes pour le bien envisagé, sans préjuger de leur réponse.

Cinq secteurs analysés, sans classement local disponible

L’analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Drouot Barbanègre Nord, Europe Nouveau Bassin Centre, Rebberg Sud-Est, Daguerre Sud et Centre Historique Ouest. Leur présence donne une dimension infracommunale au périmètre étudié. Toutefois, aucun effectif, pourcentage d’étiquette, coût médian ou indicateur d’ancienneté propre à chacun n’est fourni ici. Il serait donc infondé de désigner l’un comme plus performant, plus ancien ou plus exposé qu’un autre. Ces noms servent à identifier les secteurs analysés, pas à produire un palmarès immobilier. La photographie exploitable dans cet article reste chiffrée à l’échelle locale globale pour les indicateurs présentés, avec leurs limites de périmètre.

Cette absence de résultats détaillés par secteur a une conséquence importante pour les lecteurs : une adresse située dans l’un de ces périmètres ne peut pas recevoir, par déduction, l’étiquette majoritaire de la commune. Les 36,9 % de diagnostics D ne décrivent pas nécessairement chacun des cinq secteurs dans la même proportion. Inversement, aucun élément fourni ne permet de supposer des écarts entre eux. Pour une vente, une location ou une acquisition, la bonne échelle de lecture demeure celle du diagnostic du bien, replacé dans le contexte communal. Le contexte éclaire une situation ; il ne remplace pas les caractéristiques propres au logement examiné.

À Mulhouse, cinq familles de risques recensées, sans détail par adresse

Géorisques recense cinq familles de risques pour le périmètre local : inondation, mouvement de terrain, séisme, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1, tandis que la zone sismique est non renseignée dans les faits disponibles. Cette dernière mention doit rester une absence d’information, et non être interprétée comme une absence de risque sismique. La liste ne permet pas non plus d’affirmer qu’un logement donné est exposé à toutes ces familles. Aucun détail par adresse ou par secteur n’est fourni. Les risques constituent ainsi un volet distinct de la lecture énergétique, sans équivalence avec une étiquette DPE.

Au terme de cette mise à jour, le profil mulhousien se lit donc sur plusieurs plans : une prédominance de C et D, un poids important de E, une forte présence du bâti ancien et un chauffage principal largement représenté par le gaz naturel. Ces constats coexistent sans démontrer de lien causal entre eux. Pour les propriétaires vendeurs, bailleurs et acquéreurs, l’intérêt de la photographie est de hiérarchiser les questions, pas de prédire le devenir d’un bien. La classe énergétique, la nature du bien, les échéances applicables et les informations de risque restent des dimensions distinctes, à ne pas fondre dans un indicateur communal unique.

  • Pour situer un bien : distinguer son diagnostic des proportions observées dans la base communale.
  • Pour comprendre une échéance : conserver la différence entre G, F et E, ainsi qu’entre location et vente.
  • Pour apprécier les limites : ne déduire ni prix, ni coût de travaux, ni exposition à une adresse à partir de ces agrégats.

Questions fréquentes

Les 35 142 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Mulhouse ?

Non. La base contient 35 142 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques correspondants.

Quelle classe énergétique est la plus présente dans l’extraction ?

La classe D arrive en tête avec 12 954 diagnostics, soit 36,9 % des enregistrements. Elle est suivie par C avec 31,4 %, puis E avec 20,7 %. F et G réunies représentent 7,9 %.

La classe E est-elle concernée par l’audit énergétique à la vente ?

Oui, pour les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E en métropole depuis le 1er janvier 2025. Le périmètre réglementaire fourni concerne les classes E, F et G, mais les données locales ne permettent pas de compter les ventes soumises à audit.

Sources officielles

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